Actualités

13 novembre 2012

Le mariage et l’adoption homosexuel

A Lourdes, le samedi  4 novembre dernier, André Vingt-Trois a lancé un retentissant appel au nom des catholiques de France. Le président des évêques de France récuse un projet du gouvernement qui ouvrirait le mariage aux homosexuels. Ce projet de loi suscite l’indignation et déchaîne les passions comme rarement. Les sondages se font plus serrés, chacun y va de son avis.

Et pour cause, l’homosexualité, fait son coming-out depuis la libération des mœurs. Ce n’est pas un mal, loin de là, mais il ne faut pas que, au nom du progrès, de l’égalité et non de l’équité, certains souhaitent, et particulièrement les pseudo-progressistes de gauche, détruire de plus en plus les traditions et les valeurs qui forment les repères de la société.

L’homosexualité doit évidemment être acceptée, ce n’est absolument pas là mon propos. Toutefois, le mariage homosexuel est de trop. Ouvrir le mariage aux homosexuels, c’est porter atteinte à la valeur du mariage. C’est la sacralisation du mariage par envie (uniquement). Le mariage n’est pas qu’une union d’amour mais aussi une institution accordant des avantages fiscaux dans le but d’aider à élever des enfants. Si ces avantages n’étaient pas là pour aider à élever des enfants, pourquoi les célibataires en seraient privés ? En somme, le mariage est une institution centrale de toutes les sociétés dont l’objectif est la perpétuation de l’espèce humaine.

Mais légalisons l’adoption alors ! Très bonne idée dans l’optique d’influencer encore plus les pensées des plus jeunes d’entre nous. Encore plus que le mariage, l’adoption serait une catastrophe d’une incroyable portée. Les psychiatres et psychologues sont majoritairement d’accord sur le besoin qu’a un enfant d’avoir un père et d’une mère. D’une présence masculine et d’une présence féminine car l’homme n’est pas la femme et les deux se complètent afin de réunir les conditions permettant de créer un équilibre pour l’enfant. A cela, on nous oppose les familles monoparentales. L’existence de familles monoparentales ne peut absolument pas être empêchée. Elles sont probablement gênantes dans le développement de l’enfant, mais un enfant dont le père est absent va trouver ailleurs cette présence masculine. Alors qu’un enfant de famille homoparentale n’aurait pas besoin de chercher ailleurs puisqu’il aurait deux parents. De plus, la situation monoparentale issue de la perte d’un parent n’est pas organisée par la loi. Les familles monoparentales sont des situations de fait, que l’on ne peut éviter. Il est pourtant probablement très dommageable pour un enfant de les vivre. Peut-être tout autant dommageable que pour les enfants de familles homoparentales.

En bref, légaliser le mariage homosexuel ouvrirait une porte, innocente certes, à un éclatement toujours grandissant de ce qui fait l’essence de nos sociétés, de cette institution qui nous régit depuis des milliers d’années. Un simple projet de loi pourrait-il ruiner cette valeur qui nous est si chère ?

 

Pierre Marie Saives

 

Une manifestation contre ce projet du gouvernement est organisé

samedi 17 novembre 2012

à 14H30

place Esquirol à Toulouse

par le collectif « La manif pour tous »







  1. Kiki

    Si les avantages fiscaux du mariage sont là pour soutenir les couples mariés qui ont des enfants, alors, c’est une profonde injustice.
    Les couples non-mariés qui ont des enfants eux aussi n’en bénéficient pas. Alors que les couples mariés sans-enfants en bénéficient.

    Si réellement dans la loi ces avantages fiscaux étaient dû aux enfants, ils auraient été généralisé à toutes les familles même celles hors mariage.

    Or il y a un avantage fiscale simplement quand on est marié puis un autre quand un enfant arrive dans la famille et ce dernier se retrouve dans les familles mariées ou non.

    Il y a donc bien 2 avantages fiscaux distincts et les 2 ne sont pas liés à l’éducation des enfants.

    Sur la sacralisation : considéré qu’il ne doit pas être ouvert aux couples homosexuels parce qu’ils sont différents et que selon vous ils ne peuvent amener la même chose à la société que les couples hétéros, c’est sacraliser le mariage. C’est donc les opposants qui sacralise le mariage à outrance !
    Sacraliser le mariage civile…

    Concernant le fait qu’un enfant de famille monoparentale va aller chercher sa figure paternelle ou maternelle (suivant le manque que vous dénoncez) et pas un enfant de famille homoparentale, l’idée est risible. Quand on ne trouve pas chez soi un modèle masculin, on va le chercher dans son entourage direct, qu’on ait une ou deux mamans. Il n’y a pas de limite au nombre de référents (oncles, tantes, amis de la famille…) qu’un enfant prend en compte.
    Et si les psy étaient majoritairement de votre avis, le dire n’en fait pas une vérité.

    Maintenant, j’espère que vous avez eu l’occasion de dire en face à un enfant vivant dans une famille homoparental ou monoparental qu’il est dans une situation mauvaise et que l’amour que lui porte son ou ses parents ne suffira pas à faire de lui quelqu’un d’aussi bien, ordinaire ou exceptionnel qu’un enfant qui a un père et une mère.
    Personnellement, je n’oserais pas hiérarchiser les familles aussi facilement que vous le faites. Mais bon, vous savez ce qu’on dit sur les gens qui osent tout…


  2. Arnaud

    Pour rappel, l’homosexualité n’est pas transmissible, et on ne devient pas homosexuel parce qu’on en voit, et les enfants ne deviennent pas homosexuels parce qu’ils en voient.

    De là, si les gens ne deviennent pas homosexuel, seuls les gay feraient un mariage gay…ou est la fin de l’humanité ?


  3. Notabene

    À vous lire, pour le bien-être de l’enfant, nous devrions alors interdire le divorce…



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